La ménopause est une question d’égalité entre des genres qui nécessite une action immédiate.

Fondation canadienne de la ménopause

La Fondation canadienne de la ménopause (FCM) est un organisme enregistré à but non lucratif qui encourage le système de soins de santé, le gouvernement, les entreprises et la communauté dans son ensemble à soutenir les femmes dans leurs années de ménopause. Les femmes entrent dans la ménopause dans la fleur de l’âge, alors qu’elles apportent une contribution considérable à leur famille, à leur lieu de travail et à la société dans son ensemble. Mettre fin au silence, à la désinformation et à la stigmatisation de la ménopause est bénéfique pour tous. Il est essentiel pour la réussite du Canada que les femmes aient accès aux soins et aux options thérapeutiques tout au long de leur parcours de santé et qu’elles soient soutenues sur le lieu de travail.

La FCM apprécie la contribution et l’appui d’un conseil consultatif médical composé de plusieurs des plus éminents experts canadiens en ménopause.

Nos objectifs de sensibilisation

  • Combler l’écart de connaissances sur la ménopause.

    Notre priorité principale est de sensibiliser le public à la ménopause au Canada. Le sujet est tabou et cela affecte la santé des femmes. Nous devons combler les écarts de connaissances sur la ménopause afin que les femmes puissent naviguer à travers toutes les étapes de la ménopause. La ménopause ne devrait pas être un mystère que chaque femme doit résoudre seule.

  • Améliorer l’accès aux soins et au traitement de la ménopause

    Les femmes ont besoin d’avoir accès à des professionnels de la santé bien informés qui peuvent leur offrir des soins à tous les stades de la ménopause. Cela signifie que les médecins et les spécialistes doivent être mieux informés sur la ménopause, ce qui leur permet d’évaluer correctement les patientes et de leur proposer des options en matière de soins préventifs et de traitements potentiels. Il est nécessaire de créer une formation solide dans les écoles de médecine et les programmes de résidence à travers le Canada. Une meilleure reconnaissance des traitements de la ménopause dans les régimes de santé publics et privés est également nécessaire. Les facteurs socio-économiques, géographiques et autres ne doivent pas constituer un obstacle à l’accès aux soins de la ménopause.

  • Créer des milieux de travail qui tiennent compte de la ménopause

    Soutenir les femmes pendant la périménopause et la ménopause doit être une priorité principale lorsque les employeurs cherchent à améliorer la diversité, l’équité et l’inclusion. Trop de femmes ne se sentent pas soutenues au travail et les données indiquent 1 femme sur 10 quitte le marché du travail en raison de symptômes non gérés liés à la ménopause. La ménopause pourrait être le chaînon manquant pour expliquer qu’un plus grand nombre de femmes ne traversent pas le plafond de verre.

Ménopause et équité en matière de santé

L’accès aux soins liés la ménopause n’est pas équitable et, pour de nombreuses femmes et personnes de diverses identités de genre, obtenir de l’aide s’avère plus difficile que cela ne devrait l’être.

Voici pourquoi :

  • Celles qui ont du mal à se faire entendre ont du mal à obtenir des soins. Les membres des communautés autochtones, noires, racisées, des nouveaux arrivants au Canada, de diverses identités de genre et d’autres communautés marginalisées font face à des inégalités systémiques en matière de santé, aggravées par la discrimination et le racisme, y compris dans les soins liés à la ménopause. Il faut que des recherches soient menées sur les besoins et les expériences des communautés défavorisées, sur les renseignements concernant la ménopause adaptés aux cultures et sur l’amélioration de l’accès à des soins tenant compte de la diversité.

  • Formation minimale à l’intention des professionnels de la santé. Comme la plupart des médecins reçoivent une formation minimale sur la ménopause à la faculté de médecine, bon nombre d’entre eux sont mal préparés à fournir des soins complets liés à la ménopause. Ce guide vous aidera, les aidera.

  • Des millions de personnes n’ont pas de professionnel de la santé régulier. Environ 5,4 millions de Canadiennes et Canadiens (17 %1) en sont privés, et les régions rurales et éloignées sont les plus durement touchées. De nouvelles options, comme les cliniques virtuelles de ménopause, gagnent en popularité.

  • La couverture des médicaments dépend de votre régime d’assurance ou de votre lieu de résidence. L’accès au traitement hormonal de la ménopause dépend de la province où vous habitez ou de ce que couvre votre régime privé. Des groupes font pression pour obtenir des changements.

  • Chaque expérience est unique. La ménopause est universelle, mais l’expérience est personnelle. Des discussions sur les soins personnalisés sont nécessaires, en particulier en ce qui concerne les femmes ayant des antécédents de santé plus complexes, comme le cancer du sein, les maladies cardiaques ou la ménopause prématurée ou d’origine chirurgicale.

  • Les vieux préjugés persistent. La ménopause demeure un sujet tabou dans de nombreuses familles, communautés et milieux de travail. En parler contribue à briser le silence et à renforcer le soutien.

« L’accès aux soins liés à la ménopause ne devrait pas dépendre du revenu, du code postal, de la race, de l’identité de genre, ou du fait d’avoir ou non un professionnel de la santé habituel. Nous devons faire mieux. Les soins liés à la ménopause doivent être équitables, accessibles et réactifs; des soins culturellement sécuritaires, qui respectent nos différences et qui répondent aux besoins et aux objectifs des personnes là où elles se trouvent. »

Dre Sheila Wijayasinghe, médecin de famille et spécialiste de la ménopause
Toronto, Ontario
Membre du Conseil consultatif médical de la FCM

1Statistique Canada. Principaux résultats du rapport intitulé La santé de la population canadienne, 2025.